Occidere's Blog

Les Mystères du peuple – Eugène Sue

« Il n’est pas une réforme religieuse, politique ou sociale, que nos pères n’aient été forcés de conquérir de siècle en siècle, au pris de leur sang, par l’insurrection ».
Eugène Sue

Voici un roman bien singulier. Dans cet article il n’y aura pas de critique au sens propre, ni exégèse pour la raison suivante : ce roman est probablement – ma mémoire est-elle fiable – le plus passionnant que j’ai pu lire – depuis que j’en ai l’âge.
De quoi s’agit-il ? Le résumé est dans le titre : l’histoire d’une famille de prolétaires à travers les âges, à partir de l’an 57 avant Jésus-Christ jusqu’à l’avènement de Napoléon III. Il a été écrit par Eugène Sue (1804 – 1857), l’auteur des mystères de Paris et du Juif errant. Ce livre est sa réalisation la plus ambitieuse et pourtant la moins bien connue du grand public.
Cette histoire du peuple a également une autre histoire : celle d’un livre censuré et celle de son auteur – contraint à l’exil.

Plan :

  • Le livre Maudit
  • Synopsis :Editions Robert Lafont ; Régine Deforges ; François Miterrand
  • Un roman difficile à classer
  • Quelle conclusion ?
  • Extrait
  • Voir aussi
  • A télécharger

Le Livre Maudit

L’année 1857 est une année faste pour la censure. La même année, le procureur Ernest Pinard poursuit tour à tour Charles Baudelaire, Gustave Flaubert et Eugène Sue. Les œuvres incriminées : Les Fleurs du Mal, Madame Bovary et Les Mystères du Peuple.

Publiés à 60 000 exemplaires en août 1857 Les mystères du Peuple sont censurés dès leur parution. L’œuvre est mise en cause en raison de son caractère subversif, dénonçant l’Eglise de Rome, la cupidité et la luxure des romains, ainsi que celles des francs.
Le procureur impérial Ernest Pinard s’exprime ainsi : « L’auteur des Mystères du peuple n’a entrepris cet ouvrage et ne l’a continué que dans un but évident de démoralisation ».
On lui reproche : «L’outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs, l’outrage à la religion catholique, l’excitation à la haine et au mépris des citoyens les uns contre les autres, l’apologie de faits qualifiés crimes ou délits par la loi pénale, les attaques contre le principe de la propriété, l’excitation à la haine et au mépris du gouvernement établi par la Constitution, délits prévus et punis par les articles 6 de la loi du 26 mai 1819, 1er de la loi du 25 mars 1822, 3 de la loi du 27 juillet 1849, et 3 et 4 de la loi du 18 août 1848 »

Le jugement impose la destruction des clichés et la suppression de l’ouvrage. En Prusse, en Autriche, en Russie, en Italie et dans une partie de l’Allemagne l’ouvrage subit le même sort. Il est mis à mal par l’intelligentsia

de gauche, mis à l’index par Rome et condamné par les évêques de France.

Le livre sera publié malgré tout par quelques éditeurs courageux, de façon plus ou moins légale. De nos jours, aucune édition n’a publié ce livre dans son intégralité. Les édition Régine Desforges et Robert Laffont (collection Bouquins) ne proposent qu’une version tronquée de la moitié de l’œuvre. Fait intéressant, sur Wikipédia, aucun article à ce jour ne lui est consacré.

Synopsis

Editions Robert Lafont, collection Bouquins :

« Ce roman fleuve retrace, sur plusieurs milliers de pages, la vie d’une famille de prolétaires de l’an 57 avant Jésus-Christ à l’avènement de Napoléon III. A travers des tableaux mouvementés de l’Histoire – de la Gaule pastor

ale aux cruautés des Francs, en passant par les débauches romaines et la geste du Christ – Sue tente de démontrer qu’ « il n’est pas une réforme religieuse, politique ou sociale, que nos pères n’aient été forcés de conquérir de siècle en siècle, au pris de leur sang, par l’INSURRECTION ». C’est cette vaste fresque du combat du peuple à travers les siècles pour son émancipation que raconte Les mystères du peuple, dans ce style trépidant du feuilleton qui fait le charme de l’auteur […] : batailles, massacres, révoltes et conspirations remplissent ces pages fébriles ».

Présentation de Régine Deforges :

« Dès que j’ai lu Les Mystères du peuple d’Eugène Sue, j’ai désiré porter à la connaissance du plus large public possible une oeuvre introuvable que maints gouvernements avaient tenté d’étouffer, sous le principal prétexte qu’on y parlait de liberté, et que l’ on y montrait, à travers l’histoire d’un peuple, le nôtre, ce qu’il avait fallu de souffrances, de larmes, de sang, de courage et d’abnégation à des hommes et à des femmes vivants dans un état d’ignorance abominable, pour devenir des êtres libres, capables de prendre en main leur destin et celui de leurs enfants. Les Mystères du peuple, c’est la victoire de Jacques Bonhomme – c’est ainsi que l’on nommait, par dérision, le petit peuple jusqu’à la fin du XVIIIe siècle – sur l’oppression imbécile, ses victoires sur les pouvoirs, l’Eglise et l’Etat, malgré l’abrutissement physique et moral dans lequel il était maintenu. Le mérite d’Eugène Sue fut d’avoir compris cette grande cause et de s’y être dévoué : apprendre au peuple français d’après 1848 à ne pas désespérer de l’avenir, mais à lutter, lutter sans cesse pour sa liberté. Les Mystères du peuple n’est pas seulement une vaste épopée de l’histoire du prolétariat, c’est l’une des oeuvres les plus puissantes et les plus passionnées d’Eugène Sue, c’est, en somme, l’ aventure du socialisme au XIXe siècle. Mais c’est également une merveilleuse histoire que l’on peut lire pour le plaisir seulement, à la manière des enfants qui à la fin d’un livre aimé s’écrient : Déjà ! »

Résumé de la préface de l’édition de R. Deforges par François Mitterrand :

François Mitterrand s’intéresse à la conversion d’Eugène Sue au socialisme.

Le présentant comme un dandy, se réclamant de Bonald et de Maistre […] cotisant au Jockey club, fréquentant le duc d’Orléans et les courses de Chantilly, publiant ses Mystères de Paris au Journal des Débats, organe de la bourgeoisie financière, Fr. Mitterrand ne partage pas complètement – bien qu’il se pose la question de savoir si E. Sue a trouvé un filon littéraire – l’opinion de Marcelin Pleynet qui ne voit dans l’idéologie de Sue que celle d’un bourgeois attaché à sa classe, resté pronfondément lui-même, ou celle d’un Sainte-Beuve le qualifiant de romancier aristocratique […] asservi à son public.

Il reprend la confidence de Sue à Hetzel lorsque l’auteur se dit être conduit par la seule instruction du juste, du vrai, du bien à confesser directement la république démocratique et sociale. Il cite cette anecdote du 26 mai 1841 où E. Sue, après avoir entendu Fugères discourir sur le socialisme, s’est écrié « Je suis socialiste ». Fr. Mitterrand cite les témoignages de Jean-Louis Bory qui accorde à Sue la fibre socialiste et démocrate : Lamartine, Désiré Laverdant, rédacteur à La Phalange, La Ruche populaire, la Revue indépendante de Leroux et Sand, Félix Pyat. Il voit dans l’évolution littéraire d’E. Sue un engagement progressivement croissant, des choix de vie, et donc de refus, ainsi qu’un militantisme et un propagandiste confirmé par sa candidature socialiste à l’Assemblée nationale. Dans les Mystères du peuple, il dénonce les excès et les abus des pouvoirs dominants, avec cette opposition manichéenne entre les Gaulois, purs et honnêtes, et les Francs débauchés, opposition qui n’est autre que celle de la lutte des classes, symbolisée par la famille Lebrenn.

Le mot de la fin :
« Qu’on m’entende bien ! Je rends les armes à Marcelin Pleynet – et avant lui à Marx et Engels (dont il faut lire et relire La Sainte-famille et particulièrement le chapitre V ou la critique « critique sous les traits du marchand de mystères ») quand ils raillent Sue : Ni Les Mystères de Paris ni Les Mystères du peuple ne démontrent les mécanismes économiques du capitalisme déjà triomphant. Pas davantage ils ne révèlent une analyse utile de la lutte des classes. Mais Eugène Sue, qui mourra seul et pauvre parce qu’il n’a accepté ni soumission ni compromission, tandis que Louis-Napoléon asseoit le règne des possédants sur les ruines de la République, n’a besoin de personne pour justifier une œuvre qui a, au bout du compte, inspiré une vie ».

Un roman difficile à classer :

Sue écrit une œuvre impressionnante, sur seize volumes – plusieurs milliers de pages – qui lui prendra une dizaine d’années, décédant au moment du procès de sa parution.

Manuel d’histoire d’un genre nouveau, toute l’histoire de la Gaulle et de la France se déroule au fil des pages. Eugène Sue nous donne les références exactes de ses sources historiques, des notes abondantes ainsi que des extraits d’historiens ou chroniqueurs.
L’éducation nationale ne nous avait pas habitué à une histoire de France vue par le peuple. L’enseignement a ceci de particulier qu’elle nous raconte celle de ses chefs, monarques, ducs, barons, etc. comme s’il ne pouvait y avoir de  tangible et d’établi que celle-çi. Le peuple et ses mis(t)ères ne sont pas racontables, ils demeurent, au mieux dans l’indéfini et le nébuleux, au pire dans l’innommable. Normal, et notre époque moderne ne dira pas le contraire, la souffrance a toujours été difficile à nommer, et surtout à entendre. Rien d’étonnant donc que dans cette histoire de France, romancée, et revisitée, ne soit fait l’épargne de la cruauté du passé. Certains passages sont insoutenables, vous serez prévenus.

Les mystères du peuple sont incontestablement un pamphlet politique. L’histoire de l’invasion romaine puis franque donne lieu à une critique vigoureuse des systèmes politiques esclavagistes, despotiques et conquérants, de la féodalité et de l’impérialisme. L’histoire de la royauté française est passé au peigne fin. L’esprit de la république y est glorifié. Car, contrairement à ce qu’on nous enseigne, cet esprit de la république n’est pas contemporain de la révolution. Il germe depuis longtemps : Etienne Marcel, 1302-1358, en serait un exemple, l’affranchissement de certaines villes du pouvoir féodal – les communes – au moyen-âge en serait un autre.
Passons sur les exactions de l’église de Rome qui sont présentes dans ce livre autant que peut l’histoire. N’oublions pas.

Il s’agit bien évidemment d’un roman, un des premiers qui expérimente le roman à feuilletons. Etant donné l’ampleur de la fresque, on pourrait le définir comme une épopée romanesque.
Rappelons qu’une épopée « exalte un grand sentiment collectif, souvent à travers les exploits d’un héros historique ou légendaire ». Car il est bien question de héros dans ce livre : Vercingétorix, Victoria la Mère des camps, Etienne Marcel etc… L’épopée est une représentation du monde qui donne un certain ordre idéal commun.
Comment les Mystères du peuple pourrait être une épopée étant donné qu’il s’agit d’une œuvre quasi inconnue du public ? Justement parce qu’elle n’est pas inconnue des érudits et des hommes politiques influents. Justement parce qu’elle a été censurée et très peu rééditée. N’est-il pas étonnant qu’une société qui se dit républicaine ne possède pas dans sa littérature une œuvre telle que celle-çi qui prône la république comme un idéal dont le peuple se rapproche toujours plus ?

On peut y voir aussi une chronique familiale qui se lègue de générations en générations une histoire et des reliques. Se pose la question et se dessine les réponses de la pertinence de l’héritage familial. Non pas que seulement l’héritage pécunier, quand il y en a, mais aussi l’héritage spirituel. Au travers des loyautés familiales il existe aussi l’histoire de ceux qui ont trahi leurs ancêtres, de ceux qui répètent l’histoire de leurs aieux, des coincidences à plusieurs siècles d’intervalles. Bref, on pourrait faire une étude fructueuse de psycho-généalogie. Eugène Sue précurseur ?

Il y a bien entendu de la fiction, parfois même du fantastique, ingrédients nécessaires pour faire un bon roman. Le récit des conflits existants au long des siècles entre la famille Lebrenn, d’origine bretonne et gauloise, et les Neroweg, d’origine franque, est bien entendu imaginaire, mais pas mensonger.

Quelle conclusion ?

Deux messages de l’auteur pourraient être dégagés de ce livre.
Le premier concerne celui du progrès dans la condition humaine, entre le captif et l’esclave des premiers siècles – le « maître » ayant droit de vie et de mort sur ce dernier – la cruauté et la barbarie des conquérants, se tissent progressivement l’ affranchissement de la servitude, le progrès dans la vie sociale, au sens politique. Même si cette évolution a été marquée par des régressions, parfois féroces, le sens général est celui de l’irresistible ascension du droit humain. Ce qui fait dire à Eugène Sue qu’il ne faut pas perdre espoir, même si les fruits de la révolte se noient parfois dans le sang, même si les fruits d’une conduite ne seront pas la jouissance d’une génération, mais peut-être de la suivante, ou de la suivante …
Le second est une vision de la france comme celle d’un pays conquis par les Francs, les rois francs, peuple d’Outre-Rhin, peuple usurpateur de  la Gaule, de son histoire et de sa culture. La Gaule est le pays qui habite le cœur de l’auteur, un pays constitué d’une fédération de républiques qui n’aspire qu’à retrouver ses racines et son esprit, c’est à dire ni la culture latine, ni la culture franque, mais celle qui a toujours été la sienne.

Eugène sue a passé dix ans de sa vie à rédiger les mystères du peuple. Il s’était fixé comme un devoir civique la rédaction de cet ouvrage. La lecture intégrale de cette œuvre devrait être aussi un devoir civique, afin de ne pas oublier, à l’heure d’internet et au seuil des mondes virtuels, la vie de nos aieux, qu’ils soient de France ou d’ailleurs, qui furent à l’origine du monde dans lequel nous vivons. Croyons-nous être détachés de notre histoire, comme si elle n’était qu’un lointain souvenir ? Comme si le moyen-âge, loin de nos technologies, était définitivement d’un autre âge ? Ce livre est là pour nous rappeler que non. Que nos luttes d’aujourd’hui sont les mêmes qu’hier. Que certaines situations contemporaines rappellent étrangement, et sont parfois quasi identiques, à celles du passé.

« Laissez-moi vous dire un mot sur la philosophie des réformes. L’histoire entière du progrès de la liberté humaine apporte la preuve que toutes les concessions faites jusqu’à ce jour en son auguste nom ont été imposées par la lutte […] Sans lutte, pas de progrès. Ceux qui prétendent militer pour la liberté tout en condamnant l’activisme veulent semer sans d’abord labourer la terre […] Le pouvoir ne cède rien sans qu’on le lui impose. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais ».

Frederick Douglass, 1857
cité par Howard Zinn – Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours –

Un extrait :

Difficile de sélectionner un extrait. Pourquoi l’un plutôt que l’autre. Eh bien lisez ce qui fût écrit en 1857 :

– Encore surpris ! pauvre Georges ! Et pourquoi ? parce qu’il y a des bourgeois ? Voilà le grand mot, des bourgeois républicains socialistes ! Voyons, Georges, sérieusement, est-ce que la cause des bourgeois n’est pas liée à celle des prolétaires ?
Est-ce que moi, par exemple, prolétaire hier, et que le hasard a servi jusqu’ici, je ne peux pas, par un coup de mauvaise fortune, redevenir prolétaire demain, ou mon fils le devenir ? Est-ce que moi, comme tous les petits commerçants, nous ne sommes pas à la discrétion des hauts barons du coffre-fort ? comme nos pères étaient à la merci des hauts barons des châteaux-forts ? Est-ce que les petits propriétaires ne sont pas aussi asservis, exploités par ces ducs de l’hypothèque, par ces marquis de l’usure, par ces comtes de l’agio ? Est-ce que chaque jour, malgré probité, travail, économie, intelligence, nous ne sommes pas, nous, commerçants, à la veille d’être ruinés à la moindre crise ? lorsque, par peur, cupidité ou caprice de satrape, il plaît aux autocrates du capital de fermer le crédit, et de refuser nos signatures, si honorables qu’elles soient ? Est-ce que si ce crédit, au lieu d’être le monopole de quelques-uns, était, ainsi qu’il devrait l’être et le sera, démocratiquement organisé par l’État, nous serions sans cesse exposés à être ruinés par le retrait subit des capitaux, par le taux usuraire de l’escompte ou par les suites d’une concurrence impitoyable ? Est-ce qu’aujourd’hui nous ne sommes pas tous à la veille de nous voir, nous vieillards, dans une position aussi précaire que celle de votre grand-père ? brave invalide du travail, qui, après trente ans de labeur et de probité, serait mort de misère sans votre dévouement, mon cher Georges ?
Est-ce que moi, une fois ruiné comme tant d’autres commerçants, j’ai la certitude que mon fils trouvera les moyens de gagner son pain de chaque jour ? qu’il ne subira pas, ainsi que vous, Georges, ainsi que tout prolétaire, le chômage homicide ? qui vous fait mourir un peu de faim tous les jours ?

Voir aussi :

    • LES MYSTÈRES DU PEUPLE – Résumé de l’oeuvre – Condition de production – Commentaires – Procès – Illustrations (html)
    • VIDEO : Emmanuel Pierrat nous explique dans quel contexte s’est déroulé le procès intenté à Eugène Sue pour son roman Les Mystères du Peuple.
    • Illustrations des Mystères du Peuple : l’INTEGRALE
    • Eugène Sue où quand la petite Histoire rejoint la grande (pdf)
    • Un équivalent Américain des mystères du peuple, l’analyse documentaire d’Howard Zinn : Une histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours – Ed. Agone, 2002

A télécharger :

    • Tome I à XIV sur ebooksgratuits.com au format pdf
    • Tome XV et XVI : pdf préparés par mes soins pour une lecture sur livre électronique (e-book), donc de qualité moindre, je dirais même plus artisanale, et non illustrés (source Wikisource)

Tome 1
Le casque de dragon, l’anneau du forçat, ou La famille Lebrenn (1848-1849)
La faucille d’or, ou Héna, la vierge de l’île de Sên (an 57 av. J.-C.).

Tome 2
La clochette d’airain (chapitres IV à VI)
Le collier de fer, ou Faustine et Siomara (de 40 av. J.-C. à l’an 10 de l’ère chrétienne)

Tome 3
La croix d’argent
L’alouette du casque, ou Victoria, la mère des camps (130-395)

Tome 4
Prologue : les Korrigans (– 375-529)
La garde du poignard Karadeuk le Bagaude et Ronan le Vagre (529 à 615)
Épilogue : le monastère de Charolles et le palais de le Reine Brunehaut (560-615)

Tome 5
La crosse abbatiale, ou Bonaïk l’orfèvre et Septimine la Coliberte (615-793)
Les pièces de monnaie karolingiennes, ou Les filles de Charlemagne (727-814)
Epilogue (818-912)

Tome 6
Le fer de flèche, ou Le marinier parisien et la Vierge au bouclier (818-912)
Le crâne d’enfant, ou La fin du monde : Yvon-le-Forestier (912-1042)

Tome 7
La coquille du pèlerin, ou Fergan-le-Carrier, I : Le château féodal (1035-1120)
La coquille du pèlerin, II : La croisade (1098-1140)
La coquille du pèlerin, III : La Commune de Laon (1112-1147)
Les tenailles de fer, ou Mylio-le-Trouvère et Karvel-le-Parfait, I : La cour d’amour (1140-1300)
Les tenailles de fer, II : Les hérétiques de l’Albigeois

Tome 8
Le trépied de fer et la dague, ou Mahiet-l’Avocat d’armes (1300-1428)

Tome 9
Le couteau de boucher, ou Jeanne-la-Pucelle (1412-1461)
Le procès de Jeanne Darc

Tome 10
Résumé historique (1452-1534)
La Bible de poche, ou La famille de Christian l’imprimeur (1534-1610) (Première partie)

Tome 11
La Bible de poche (Seconde partie)
La Bible de poche (Troisième partie)

Tome 12
La Bible de poche (Suite et fin)
Le marteau de forgeron, ou Le code paysan — 1re partie (1610-1672)
Le marteau de forgeron — 2e partie (1672-1715)

Tome 13
Le sabre d’honneur, ou Fondation de la République française (1715-1851)
Le sabre d’honneur, ou Fondation de la République française (1715-1851)

Tome 14 et Tome 15
Le sabre d’honneur, ou Fondation de la République française (Suite)

Tome 16
Le sabre d’honneur, ou Fondation de la République française (Suite et fin)
Chapitre dernier

.

maj 18/07/11 – 24/05/11 – 16/01/11 – 20/09/10 – 07/04/10 – 31/03/10 – publié le 17/03/10

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16 janvier 2011 - Posted by | lecture | , , , , ,

6 commentaires »

  1. Merci pour votre petit mot sur Wikisource.

    ebooksgratuits.com possède les autres tomes, et je pense qu’ils vont les mettre en ligne au fur et à mesure de leur finalisation. Sachant qu’il m’a fallu plus d’un an et demi pour la version WS, je pense qu’il en faudra moins pour que tout soit disponible (la version pdf de WS n’est guère satisfaisante). Mais d’un autre côté, ils sont un peu surbookés en projets !

    Merci encore, c’est encourageant !

    Camelinat

    Commentaire par Camelinat | 20 mars 2010 | Réponse

  2. plus on avances en age,et plus l’envie de s’exprimer se fait pressant,la différence se fait grande,et la supression est ardente,malgré la peur de mourrir seul,rien n’y peut.

    Commentaire par josee | 1 avril 2010 | Réponse

    • Eugène Sue a entendu en lui la voix du Daïmon (Socrate je crois) ; c’est ce qu’il a appelé, en justifiant l’écriture de ce livre, son devoir civique.
      Merci pour votre commentaire, qui a aussi éveillé en moi – coincidence ? – quelques résonnances.

      Commentaire par Occidere | 1 avril 2010 | Réponse

  3. Je suis au désespoir:impossible de télécharger le tome 7(ColourSpace incorrect;le document s’affiche en PDF/A.)
    Cette « épopée » est une révélation pour moi;j’ai noté toutes les références pour creuser la question, mais pourriez-vous résoudre mon problème:j’ai pu télécharger tous les tomes suivants.

    Commentaire par Martine | 2 mars 2011 | Réponse

    • je regarde le problème et vous répond d’ici peu (retour de vacances …)

      Commentaire par Occidere39 | 5 mars 2011 | Réponse

  4. Salut, monsieur. Je suis un jeune homme de l’Espagne très intéressé en Eugène Sue. Je suis maintenant en train de réaliser une nouvelle traduction de Les Mystères de Paris. Je crois que la lecture de Les mystères du Peuple est fondamentale pour comprendre la littérature du XIXe siècle. Je crois que cet étendu livre va mal apprécié par la critique actuelle.
    À bientôt, Jose Martinez.

    Commentaire par Jose Martinez | 10 janvier 2012 | Réponse


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