Occidere's Blog

10 Raisons de sortir de l’Union Européenne par Etienne Chouard

Pour la présentation du symbole du non à la constitution européenne, Etienne Chouard, c’est ici.
Je viens de découvrir sa vidéo et propose d’en faire un court résumé pour ceux qui n’ont pas le temps de consacrer une heure à la visionner (3 parties).

1- L’UE encourage un chomage de masse.
Dans la partie 1 de la constitution est prévue une banque centrale indépendante dont la mission exclusive, prioritaire, est la lutte contre l’inflation (voir sur le site de la BCE ). Or, la lutte contre l’inflation se paie en chomage pour les plus défavorisés (courbe de Phillips : le taux d’inflation est inversement proportionnel au taux de chomage).
Il ne faut donc pas lire parmi les missions de la BCE «la Communauté se donne pour objectifs d’obtenir un niveau d’emploi élevé», mais il faut choisir entre l’inflation et le chomage. Ce choix n’a pas été fait de façon démocratique. Et pour le comprendre, il faut savoir qu’un taux d’inflation élevé pénalise ceux qui ont du cash, notamment de la monnaie fiduciaire. Ce qui signifie que le choix qui a été fait par les oligarques c’est le chomage de masse et l’inflation minimum.
Il s’agit ni plus ni moins d’une institutionalisation du chomage, d’une condamnation au chomage de masse, et ce point est un sujet de révolution.

Étienne Chouard – Sortir de l’UE – partie 1/3

2- Les institutions européennes interdisent aux états d’emprunter auprès des banques centrales : la création monétaire est abandonnée aux banques privées. Là où la banque centrale (banque de France par exemple) prétait de l’argent à l’état, sans intérêt, la constitution européenne interdit désormais cette pratique en obligeant l’état à emprunter auprès des marchés financiers (multinationales et banques), avec intérêts (mécanisme de la dette des états). Ce système devient ainsi un outil d’oppression des états par les marchés financiers – dit autrement, les états deviennent dépendant des porteurs d’argent, ce qui constitue une trahison.
C’est l’article 104 de Maastricht qui a permis cela – qui est devenu l’article 123 de Lisbonne.

3- Le 3ème point a été largement débattu en 2005. Il comprend deux dispositions :

  • l’interdiction aux états de limiter la circulation des capitaux (art. 63 TFUE), ce qui signifie que la régulation des capitaux par les Etats devient illégale ;
  • liberté d’établissement des entreprises dans les différents états (art. 49 TFUE).

Il s’agit encore d’un outil d’impuissance des Etats au profits des entreprises privées, ce qui est contraire à l’intérêt général. Ceux qui ont soutenu ce projet sont les mêmes que ceux qui ont soutenus et financés Hitler et Mussolini, c’est à dire ceux qui ont cherché à venir à bout de la démocratie (rappel des rôles de Ford, d’IG Farben et de certaines banques sur le financement du parti Nazi pendant la guerre), de la révolution française et de ses héritiers. On pourrait nommer cette tendance de l’oligarchie à maintenir ses privilèges grâce à la puissance publique de fascisme financier.

4- Soumission totale de l’UE à l’OTAN.

5- Accumulation des pouvoirs exécutif et législatif, sur une série de domaines cachés au public, sous le nom trompeur de « procédures législatives spéciales » et d’ « actes non législatifs« . L’institution européenne met entre les mains des ministres et des présidents, qui sont des exécutifs dans les pays d’où ils viennent, le pouvoir législatif. Les institutions européennes font des ministres, qui normalement devraient être cantonnés à l’exécution des lois, un rôle de législateur. Le parlement européen n’a pas l’initiative des lois puisque qu’elle est dévolue à la Commission, qui n’est pas élue. Les ministres sont donc co-législateurs.
Les procédures législatives spéciales et les actes non législatifs sont des lois sans parlement, concernant le marché intérieur, la fiscalité, la concurrence …
Le schéma est donc le suivant : les ministres écrivent des lois au niveau européen, et les font appliquer dans les pays auquels ils appartiennent, et cela sans débat démocratique.

Étienne Chouard – Sortir de l’UE – partie 2/3

6- Les exécutifs contrôlent la carrière des juges européens. Les juges sont nommés par les ministres pour six ans, ce qui est court, renouvelables (ce qui veut dire non renouvelable) : il y a (art. 253 TFUE) dépendance des juges européens envers les exécutifs qui les nomment, alors que ce sont ces mêmes juges qui sont sensés contrôler la légalité des actes de l’institution européenne. Si les juges désignés sont européistes, mondialistes, libéraux, ils vont développer une idéologie qui sera contraire à l’intérêt général, sans avoir besoin de les corrompre.
Une justice qui n’est pas un contre-pouvoir (qui ne soit pas à la « botte » de l’exécutif) est une porte ouverte à une organisation oligarchique du pouvoir.

7- Les citoyens n’on aucun moyen de résister : aucune initiative n’est possible pour désigner ou révoquer des candidats, proposer ou abroger des lois. Il n’y a que le droit de pétition qui n’est, en fin de compte, qu’une bouffonnerie.

8- Le pouvoir législatif est contrôlé par des organes nons élus, comme la BCE par exemple, qui produit des normes obligatoires en totale indépendance, la conférence intergouvernementale (CIG), le conseil européen, le conseil de l’union européenne.

9- Les citoyens sont tenus à l’écart du processus constituant. Les processus de révision permettent aux exécutifs de modifier eux-mêmes les institutions, et surtout sans consulter les peuples concernés (art. 48 TUE). Dans les institutions européennes il n’y a plus aucun moyen de résister aux abus de pouvoir (cf destruction progressive des retraites, sécurité sociale, services public de santé, de transports, d’énergie).
De plus, il y a impossibilité de réviser la constitution européenne puisqu’elle exige une triple unanimité, ce qui n’est pas possible à 27.

(L’europe n’est pas la paix. Elle n’a pas empéché de bombarder les Serbes. L’europe institutionnalise la guerre économique.)

10- Les tenants du pouvoir s’écrivent les règles pour eux-mêmes. Le processus constituant est lui-même profondément vicié par le fait que les hommes au pouvoir, à la faveur de la construction européenne, s’écrivent des règles pour eux-mêmes (art. 48§4 TUE).

Etienne Chouard – Sortir de l’UE – 3/3

.

Note du blogueur :

Qu’on se le dise une bonne fois pour toute : si à peu près personne ne connaissait les desseins de l’union européenne au moment où il nous a été « vendu », aujourd’hui les buts – inavoués – se révèlent au grand jour. Le traité de l’union européenne, dont le projet date d’au moins de l’entre deux guerres, est une conspiration d’une «pseudo-élite autoproclamée» contre le peuple souverain, et uniquement à cette fin. Les serviteurs de la théorie du complot ferait bien de revenir à l’étymologie du mot : « accord commun, intelligence entre des personnes ». Cela ressemble étrangement à la créature de Jekyll Island.
Je renvoie, pour appuyer les dires d’Etienne Chouard, parfois un peu dur à entendre, aux articles suivants :

Publicités

23 juillet 2011 - Posted by | vidéos | , , , ,

Aucun commentaire pour l’instant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :