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Les origines slaves – partie 4

Seconde partie du livre Germains et Slaves, origines et croyances, de André Lefèvre, 1903.  Lien vers la table des matières.

 

§ 4. Les langues slaves. — Le bulgare ou paléo-slave, employé comme langue liturgique par les apôtres Cyrille et Méthode (855-900), est regardé comme la forme la plus ancienne du parler slave, certainement comprise au IXè siècle par tous les Slaves danubiens. — Vaste domaine des dialectes slaves occidentaux, aujourd’hui refoulés vers la Vistule par le retour offensif de l’élément germanique. — Classification des langues slaves.

Le domaine des langues slaves a singulièrement décru à l’ouest, mais il a graduellement couvert toute la Russie, gagnant chaque jour sur les débris kalmouks, turcs, ouralo-finnois épars dans les régions orientales de l’empire.

Durant les VIIè, VIIIè, IXè siècles, et plus tard encore, elles ont occupé, dans l’Europe centrale, de grands espaces où l’allemand seul est connu aujourd’hui : la Poméranie, le Mecklembourg, le Brandebourg, la Saxe, la Bohême occidentale, la Basse-Autriche, la plus grande partie de la Haute- Autriche, la Styrie et la Carinthie du nord ; on parlait des idiomes slaves sur les lieux qu’occupent à présent Kiel, Lubeck, Magdebourg. Halle, Leipzig, Baireuth, Linz, Salzbourg, Gratz et Vienne. Tous ces idiomes, qui diffèrent moins entre eux que nos divers dialectes novo-latins, se sont formés, pour la plupart, à mesure que les familles accrues se détachaient d’une tribu mère et portaient un dialecte altéré déjà parmi des populations antérieures qui le transformaient encore en l’apprenant. C’est ainsi que s’expliquent la division du parler slave et ses nombreuses variétés. Mais il existe entre elles tant d’affinités qu’on a peine à les classer dans un ordre qu’on pourrait appeler généalogique. Il est évident qu’elles procèdent d’une source commune immédiatement dérivée de la langue mère indo-européenne. Mais cette source a-t-elle disparu comme un lac épuisé par les canaux qui en découlent? Ou bien a-t-elle laissé quelque vestige local, quelque image au moins qui en révèle soit la patrie primitive, soit, pour ainsi dire, la nature et la configuration ? La question a été agitée entre les savants slaves et allemands les plus autorisés, Shaffarik, Miklosich, Schleicher, mais sans avoir été complètement résolue. M. Hovelacque l’a traitée avec soin et clarté dans sa Linguistique, et nous ne pouvons suivre un meilleur guide.

On distingue ordinairement, dit-il, dans les langues slaves vivantes, deux groupes principaux. Mais avant d’en indiquer la composition, nous devons nous occuper d’un idiome aujourd’hui éteint, dans lequel nous avons chance de trouver, sinon l’ancêtre, du moins la forme la plus ancienne d’un dialecte slave ; c’est le slave ecclésiastique, nommé aussi esclavon liturgique, vieux bulgare, et langue paléo-slave.

Dès le VIIè siècle, les populations slaves avaient atteint leurs limites extrêmes vers l’occident et vers le sud. Le christianisme les attaqua du midi et de l’est, de Rome et de Constantinople. C’est aux Bulgares, aux Serbes, aux Russes que s’adressa la propagande partie de Byzance, dont les résultats furent précoces. Avec le catholicisme grec, moins exclusif que le catholicisme romain, s’introduisit la liturgie en langue slave. L’apostolat des deux frères Constantin ou Cyrille et Méthodius donna à ce mouvement l’impulsion décisive. Ce fut vers le milieu du IXè siècle (855) que Cyrille réforma, à l’usage des Slaves de Bulgarie, l’alphabet grec, traduisit les Évangiles, un certain nombre de pièces liturgiques et se rendit avec son frère chez les Slaves de Moravie. Méthode, évêque de Moravie et de Pannonie, mourut après son frère, en 885.

L’Évangile d’Ostromir, qui date de 1056, est le plus ancien manuscrit de la langue dont se servirent Cyrille et Méthode.

La comparaison de l’alphabet cyrillien avec une autre écriture dite glagolitique (de glagol, discours), adoptée par les Slaves du rite latin, soulève des problèmes obscurs. « L’alphabet de Cyrille, dit le moine Khrabre, contemporain des deux apôtres (900-908), se compose de trente-huit lettres ; vingt-quatre sont semblables aux lettres grecques ; les quatorze autres sont selon l’usage slovène. » Or plusieurs de ces derniers caractères se retrouvent à la fois dans l’écriture glagolite et sur des médailles ou statuettes de divinités slaves de l’époque païenne. On a donc pu penser que la glagolita, comme dit Chodzko, se rattache de près à un alphabet wendo-runique, que Cyrille a voulu remplacer, dans l’intérêt de la propagande chrétienne et du rite grec. Mais d’autres autorités considèrent le glagolitique comme une déformation du cyrillien ; il daterait seulement du XIè siècle et devrait son origine au désir des Slaves du sud-ouest de sauver, grâce à l’emploi de signes incompréhensibles, leur liturgie grecque, prohibée par un concile latin.

Maintenant, quelles pouvaient être au IXè siècle les limites géographiques du paléo-slave? Encore un point contesté. Selon les uns, Dobrowski notamment, il aurait été parlé sur la rive droite du Danube, de l’Adriatique à la mer Noire, en passant par Belgrade, et au sud jusqu’à Thessalonique, c’est-à-dire en Croatie, Slavonie, Bosnie, Serbie, Bulgarie et Macédoine ; l’apostolat de Cyrille en Bulgarie ne laisse guère de doutes sur l’exactitude de cette opinion. Mais d’autres ajoutent, non sans raison ce semble, aux régions danubiennes, la Moravie, où Cyrille a également opéré, avec son frère Méthode. Quelques-uns enfin donnent pour point de départ au paléo-slave le sud-ouest de la Russie, et leurs raisons ne sont pas moins fortes, puisque les premiers colons slaves de la Bulgarie étaient des Sévérianes, proches voisins de Kiev. Enfin tous les Slaves du rite grec l’ont gardé comme la langue sacrée de leur liturgie nationale. De toute façon, il est difficile de contester qu’au IXè siècle le paléo-slave ne fût parlé ou compris par la majorité des tribus slavonnes et wendiques. S’il n’est pas l’ancêtre, il en tient lieu, et c’est à ses formes archaïques que les linguistes ont recours lorsqu’il s’agit de comparer le slave aux autres langues indo-européennes.

Les langues slaves aujourd’hui vivantes sont : le russe, le ruthène, le polonais, le tchèque, le slovaque, le sorbe, le slovène, le croato-serbe, le bulgare1.

Les limites de la langue russe, vers le nord et vers l’est, sont assez indécises et flottantes; elle s’y rencontre, en effet, avec les nombreuses langues ouralo-altaïques (Samoyède, Zyriène, Vogoul, etc.), qu’elle pénètre peu à peu. Du côté de la Baltique, elle confine à peine au littoral, occupé par le suomi (Finlande) et l’esthonien, le suédois (Helsingfors), le lette et le lithuanien. De Grodno jusqu’à une centaine de lieues en ligne presque droite, elle est bordée à l’ouest par le polonais, au sud, enfin, par le ruthène, auquel elle se relie par un dialecte assez peu cultivé, le russe blanc (trois millions d’âmes). Le russe, ou grand russe, est parlé par plus de trente millions d’hommes. La littérature, qui a pris un si grand essor depuis le XVIIIè siècle, a débuté au XVè par des contes et des épopées. C’est une langue très riche et, malheureusement, très difficile, parce qu’elle a conservé, bien plus encore que l’allemand, même que le latin ou le grec, les allures des idiomes synthétiques, une déclinaison de sept cas, une conjugaison compliquée de formes féminines, une phonétique des plus variables, et une accentuation dont les lois sont très loin d’être fixées.

Le ruthène, rusniaque ou petit-russien se rapproche du russe plus que de toute autre langue slave. Il occupe environ un quart de la Russie d’Europe, au sud d’une ligne qui court au-dessus de Vladimir en Volhynie, de Kiev et de Kharkov. En Autriche, il s’étend sur la plus grande partie de la Galicie et forme la bande nord-est de la Hongrie, au-dessus du magyar et du roumain. Les Ruthènes de Russie sont au nombre de onze millions et demi, y compris les Cosaques. Ceux d’Autriche sont évalués à plus de trois millions, ce qui donne un total de plus de quatorze millions d’individus parlant le petit-russe. Leur littérature, avant tout populaire et traditionnelle, a fourni à l’érudition moderne un très grand nombre de chants précieux, recueillis en Ukraine, en Volhynie, en Galicie.

Le polonais comprend un certain nombre de dialectes dont l’ensemble couvre un considérable territoire réparti entre la Russie, la Prusse et l’Autriche. La limite orientale en est assez connue : elle va de Grodno à Jaroslav en longeant une partie du Bug. Celle de l’ouest est moins précise ; l’allemand l’envahit chaque jour. En Autriche, la Galicie occidentale est polonaise ; mais cette région est beaucoup moins grande que la Galicie ruthène. En somme le polonais est encore parlé par neuf à dix millions d’hommes. C’est, comme le russe, une langue très riche et très difficile à savoir à fond et surtout à prononcer correctement, tant la phonétique en est capricieuse et l’écriture imparfaite. La littérature polonaise est abondante et originale. Elle commence à la fin du Xè siècle, et compte, à partir du XIIè, une foule de chroniqueurs et de poètes. Les malheurs de la patrie n’ont pas étouffé, au contraire, sa vitalité. En 1871 , le nombre des ouvrages publiés en polonais ou par des Polonais s’était élevé, pour cette seule année, à trois mille.

Les limites du tchèque et du slovaque, qui lui est intimement allié, reculent devant l’allemand. La région qu’ils occupent — toute la Bohême, moins une lisière au nord et à l’ouest, la plus grande partie de la Moravie — s’étend de Pilsen aux Carpathes sur une longueur de cent cinquante lieues, sans dépasser vingt-cinq et cinquante en épaisseur. On y compte dix millions et demi de Tchèques, Moraves et Slovaques. Les premiers monuments de la langue tchèque sont, jusqu’à présent, les plus anciens dont puisse se glorifier le monde slave. Découverts seulement en 1817, ils remontent au IIIè siècle, à une période de transition entre le paganisme et le christianisme. On comprend de quelle importance ils sont pour la linguistique et la mythologie. Ce sont les célèbres manuscrits de Kralovdor et de Zelenohora (Königinhof et Grünberg), étudiés chez nous par M. le professeur Louis Léger. On possède également plusieurs fragments du Xè siècle. Jusqu’à l’époque de la guerre des Hussites, la Bohême, qui la première sur le continent avait donné le signal de l’émancipation religieuse, posséda la plus importante de toutes les littératures slaves. De toutes les nations de la famille, n’était-elle pas la plus mêlée aux affaires de l’Occident, la moins éloignée d’une civilisation telle quelle ? La maison régnante de Luxembourg y avait apporté cette sorte de politesse, cette vivacité d’esprit — moins la légèreté toutefois — qui se remarque dans les récits de notre Froissart. Mais sous la féroce domination de l’Autriche catholique, cet éclat s’évanouit, ces qualités si brillantes et solides parurent anéanties. La langue nationale était proscrite et quiconque essayait de la remettre en honneur se désignait lui-même à la haine des jésuites, maîtres du bras séculier. Sur la fin seulement du siècle dernier, le contre-coup de la Révolution française, en secouant l’Allemagne, réveilla la Bohême. Les lettres tchèques ranimées manifestèrent leur renaissance par des recherches érudites et historiques. L’alphabet, très défectueux, l’orthographe, aussi déraisonnable que pas une, furent amendés, rectifiés, dans la mesure du possible, en 1830 ; et aujourd’hui la Bohême lutte avec énergie contre l’invasion redoutable des langues germaniques, pour le salut de son indépendance politique et nationale. Elle résiste ; mais que peuvent contre des millions d’Allemands les cent trente mille Vindes de Lusace — tout ce qui reste de l’avant-garde slave jadis établie aux confins de la domination austrasienne de l’empire carolingien, — ces Énètes d’Homère, ces Vénètes d’Hérodote, ces Winides de Tacite, ceux qui ont donné à la race son nom le plus antique ? Ils sont là, reculant toujours, dans un périmètre de vingt-cinq lieues sur douze, sur les rives de la Sprée, autour de Kottbus et de Bautzen, à quelques lieues au nord de la Bohême, et ramassant du mieux qu’ils peuvent, surtout depuis 1845, les débris de deux langues, le haut et le bas-sorabe ; déjà le slave de l’Elbe ou polabe est éteint; même sort attend le vinde. Les documents qui nous conservent le sorbe, ou vinde de Lusace, ne sont pas anciens, ni fort nombreux, se réduisant à un catéchisme de 1512 et à quelques écrits du XVIIè siècle.

On range le sorbe, comme le slovaque, dans une famille polono-tchèque, nord-occidentale. Il est à propos, toutefois, de rappeler que les Slovènes de Pannonie et de Hongrie ne peuvent guère, du moins à l’origine, être séparés des Slovaques, ni les Sorbes et Vindes des Sorabes, ou Serbes, établis par Héraclius en Serbie et en Bosnie ; ni les Croates des monts Carpathes de leurs frères qui occupent toujours les confins militaires et la Dalmatie. Les relations ne peuvent donc manquer entre les dialectes qui subsistent encore dans l’ancienne Germanie et les langues sub-danubiennes.

Le Slovène, encore parlé par douze cent mille personnes de la Carinthie et de la Styrie méridionales, confine, par la Carniole et le nord de l’Istrie, à son très proche parent le croato-serbe, qui l’absorbera sans doute. Il a eu, au XVIè siècle, une littérature protestante, et, depuis, un écrivain distingué, Murko. Maintenant les Slovènes, tels que Kopitar, et son disciple Miklosich, ont soin d’écrire en allemand pour ne pas perdre leurs travaux.

La langue serbe ou croate, ou mieux serbo-croate, avec ses deux grands centres intellectuels, Belgrade et Zagreb (Agram), occupe une place considérable, non seulement parmi les idiomes sud-slaves, mais encore parmi les langues slaves en général. Les pays sur lesquels elle s’étend — Serbie, Bosnie, Herzégovine, Monténégro, Dalmatie, Istrie, Slavonie, Croatie, partie de la Hongrie méridionale (Zombor) — renferment une population de six millions d’hommes et qui pourrait notablement s’accroître. Il est même étonnant qu’après quatre siècles environ d’incorporation étroite à l’empire ottoman, coupée en quatre ou cinq fractions, souvent maltraitée par les Vénitiens, les Hongrois, les Autrichiens, cette race se soit ainsi maintenue et se trouve aujourd’hui si foncièrement disposée à l’unité linguistique et même nationale. En fait, les trois dialectes principaux, croate, à l’ouest, dalmate, au sud, serbe du Danube, ne diffèrent que par la prononciation de la voyelle é (véra, vira, vijéra, la croyance ; réka, rika, rijéka, la rivière). Le malheur du serbo-croate a été l’usage d’un double alphabet, cyrillien à l’est, à l’ouest latin modifié ; cette division fût la conséquence de l’ancienne scission religieuse. Elle retardera longtemps encore les rapprochements de toute espèce que la civilisation européenne aurait tant d’intérêt à voir s’opérer entre la Serbie indépendante et le royaume triunitaire dalmato-croato-slavon. Cependant, grâce aux réformes introduites au commencement de ce siècle par Vouk Stéphanovitch dans l’orthographe et la prononciation, les Serbes ont pris conscience, pour ainsi dire, de leur langue et de ses affinités avec les dialectes voisins. Les Croates à leur tour sont sortis d’une longue torpeur, et Zagreb, aujourd’hui, entretient avec Belgrade des relations littéraires peu agréables à l’Austro-Hongrie. Le fond des littératures serbo-croates a été, du XIIIè au XVIè siècle, le chant populaire de guerre ou d’amour, pesma, pisma ou pijesma. Au XVIè, en même temps que, à Raguse, la poésie dalmate brillait d’un vif éclat, une certaine activité intellectuelle sembla correspondre, en ces malheureux pays, à l’allégement du joug osmanli. Et voici que, restaurée par Vouk, cultivée par les critiques et les linguistes slovènes et croates, la langue serbe prend un rang des plus élevés dans le groupe des langues slaves. Parmi tous les idiomes de cette famille, en effet, si l’on excepte le paléo-slave, c’est le serbe qui a eu le moins à souffrir dans sa phonétique, qui reste le plus accessible et le moins difficile à apprendre.

On peut regretter que le bulgare, parlé lui aussi par six millions d’hommes, soit désormais trop fixé pour se fondre dans le serbe. Bien que très certainement issu du slave ecclésiastique, le bulgare, mêlé de turc, d’albanais, de grec, de roumain, est la plus altérée des langues slaves. Si, par chance, un rapprochement s’opérait, et qu’une langue commune, au moins littéraire, fût adoptée par tous les Yougoslaves, une nation de plus de treize millions d’hommes pourrait se constituer au sud du Danube, séparée seulement par la Hongrie et la Roumanie d’une autre confédération possible, polono-tchéco-ruthène. En dépit de nombreux obstacles, c’est, je crois, une

conception qui a l’avenir pour elle.

Parmi les nombreuses classifications proposées pour les langues slaves, M. Hovelacque adopte la suivante, qui semble bien répondre à l’état présent de la science.

Russe

Russe

Russe blanc

Ruthène

Branche Sud-est

Bulgare

Slave liturgique

Bulgare moderne

Serbo-slovène

Croato-serbe

Slovène

Slave commun disparu

Branche Ouest

Tchèque et slovaque

Polonais

Sorbe de Lusace

Polabe (éteint)

Nous avons, du fond de la Sarmatie d’Hérodote, suivi la marche lente, pénible, divergente, des Slaves vers le midi, vers l’occident et le nord, signalé les causes multiples qui ont arrêté ou déterminé le progrès de leurs groupes divers, ralenti, favorisé ou borné le développement de leurs nombreux dialectes éteints et vivants. Il nous reste à rassembler les vestiges, très obscurs et recouverts, beaucoup trop tôt pour nous, par le christianisme, de leurs croyances antiques, et à faire la part des biens et des maux dont ils ont été redevables à leur conversion, sans vains regrets d’une mythologie assurément rudimentaire, mais sans complaisance pour une religion fanatique et dépressive.

1Voir la carte 32.

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5 janvier 2013 - Posted by | lecture | , , , , , , , ,

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