Occidere's Blog

Big Business avec Hitler

J’ai posté en 2009 une présentation du livre de Jacques Pauwels, le mythe de la bonne guerre. L’auteur récidive avec un ouvrage sulfureux, Big Business avec Hitler.

Voici un résumé de l’ouvrage :

 

Le titre de ce livre est assez éloquent et soutien la thèse que le nazisme, et la parti d’Hitler en particulier – le NSPAD ou Parti national-socialiste des travailleurs allemands – a été financé et pauwels big business avec hitlerpropulsé dans le paysage politique et social de l’entre-deux-guerre par le grand capital. Il tord le cou aux idées reçu que le nazisme aurait été favorisé par le peuple allemand et par le soutient des classes populaires.

Le grand capital, dénommé aussi par l’expression Big Business, permit de donner une réponse aux problèmes qui préoccupaient les élites traditionnelles à l’issue de la première guerre mondiale et de la révolution russe, et de façon plus aiguë encore après le début de la crise économique internationale : montée du marxisme, baisse des profits et force du syndicalisme, autant de facteurs qui menaçaient le capitalisme.

En soutenant le parti nazi qui entendait donner une réponse à la menace bolchevique, et en favorisant les mesures économiques qu’Hitler proposait pour sortir de la crise, le grand patronat d’Allemagne, d’Amérique, mais aussi des autres pays européen, permit d’accroître ses profits grâce aux commandes de l’état allemand en vue de la préparation à la guerre. Pratiquement, ce fut grâce à la baisse des salaires, à l’augmentation des heures de travail, à la perte des acquis sociaux, à l’élimination des syndicats, notamment de gauche, à l’emploi de travailleurs forcés, et à l’orientation vers l’industrie de guerre que l’Allemagne permit de faire bénéficier de juteux profits aux industriels.

La solution fasciste proposée par Hitler fut appréciée par l’élite allemande, européenne et américaine et le IIIè Reich fut un État providence pour le Big Business. Mais il ne fût pas le seul, à l’instar de toutes les dictatures fascistes qui s’étaient révélées d’extraordinaires instruments pour réaliser des bénéfices, ou pour accumuler du capital. Il y eut aussi le régime de Mussolini en Italie, celui de Franco en Espagne, et, après la guerre, d’autres dictatures fascistes ou d’autres régimes autoritaires dans des pays comme le Portugal, la Grèce, la Turquie, l’Iran, Taïwan, l’Indonésie, les Philippines, le Chili, l’Argentine, la Corée du Sud, le Sud-Vietnam, la République dominicaine et l’Afrique du Sud, toute dictature tolérée mais également soutenue activement par le gouvernement américain.

Après le coup d’État d’Hitler et le régime de la terreur qui s’en suivit, la grande industrie et la haute finance devinrent toutes puissantes et le capitalisme fut amené à la pire extrémité qsue l’on sait.
Sous le nazisme prétendument « socialiste » et « anti-capitaliste» d’Hitler, ni les travailleurs, ni les petits indépendants, ni les paysans ne prospérèrent, mais bien les grands capitalistes, les grandes banques et grosses entreprises, les cartels, en d’autres termes : IG Farben, Bayer, Hoechst, BASF, Agfa, Siemens, Krupp, Opel, la Dresdner Bank, la Deutsche Bank, Daimler-Benz, BMW, Rhenania-Ossa (Shell), etc. Ailleurs, en Europe, ceux qui collaborèrent avec l’Allemagne nazie furent Dunlop, Unilever (Angleterre), Renault (France), Maggi, Nestlé, Aluminium Industrie (Suisse), certaines banques suisses, Electolux, SKF, Enslcilda Bank (Suède), etc. Aux USA, de nombreux industriels investissaient dans l’Allemagne nazie : Ford, General Motors, ITT, IBM, Esso, Standard Oil, American IG Chemical, Monsanto, General Electric, Coca Cola, Singer, Kodak, National City Bank, JP Morgan, Dillon, Harriman Brothers & Co.
Le grand absent et le seul pays européen n’ayant pas participé à ce big business fut l’Union soviétique.

Comment, dans l’après-guerre, fût-il possible de minimiser et d’inocenter le rôle des grands industriels dans l’ascension d’Hitler au pouvoir ?

D’une part par la publication d’études « antiseptiques », élaborées par des historiens à la solde des industriels eux-mêmes, et diffusées par des grandes maisons d’édition liés au big business.Les universitaires également, de plus en plus dépendants du mécénat des grandes entreprises. Mais aussi en passant sous silence les thèses alternatives qui ne répondaient pas aux standards souhaités. Parmi les standards, une des thèses principales est celle de la théorie du gangstérisme nazi où le nazisme fût l’œuvre d’un homme assoiffé de pouvoir et assisté d’une poignet d’individus mauvais. A l’appui de cette thèse de nombreux ouvrages psycho-biographiques et psycho-historiques permettant de détourner l’attention des puissants industriels.

La propagande fut également à l’œuvre. En passant sous silence un certains nombres de fait tel que l’absence de dégâts des grands sites industriels en Allemagne, après le bombardement des Alliés. Mais aussi grâce à la diffusion cinématographique tels, par exemple, La liste de Schindler, la production hollywoodienne Valkyrie, ou The Sound of MusicLa mélodie du bonheur»).

Si l’écriture de l’histoire a l’avantage de donner une réponse orientée, la destruction d’un nombre importants de documents, au cours du grand tribunal de guerre qui s’ensuivit, permit de l’initier.

Voir aussi :

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21 décembre 2014 - Posted by | lecture | ,

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